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La détection d'incendie consiste à mesurer une quantité physique de phénomènes issus d´un foyer. Si le risque est bien déterminé et très localisé (cas d'un bac d'éther dans un local), une détection d'objet serait très efficace. Mais dans la majorité des cas, la localisation du risque est imprécise, par conséquent seule une détection d'ambiance est possible (surveillance d'un volume assez large).

A ce jour, trois phénomènes seulement sont exploitables dans tous ceux liés à la combustion. Il s'agit de :
- Fumées (ou gaz de combustion),
- Rayonnement,
- Température.

Ces phénomènes iront "impressionner" un capteur spécifique délivrant alors un signal électrique ou mécanique mesurable. La comparaison de cette grandeur avec une référence (seuil d'alarme) permettra de déclarer une signalisation incendie sonore et lumineuse.

La détection des fumées et gaz de combustion.
La fumée produite par un incendie peut être émise pour des valeurs de puissance faible (quelques Watts), mais ces foyers n'ont aucune chance d'être détectables par une détection dite d'ambiance (car diluée avec l'air ou impossibilité d'atteindre le détecteur).
La fumée est un milieu très complexe qui comprend pour ce qui intéresse la détection, des gaz (CO2, CO, H2O ...) ; des aérosols (particules de 0,001 à 2µm) et des morceaux (particules de dimension supérieure à 10µm).
La détection des gaz de combustion se limite pour des cas particuliers, seule la détection des aérosols couvre un large spectre de surveillance pour un volume d'ambiance.
Pour détecter la fumée, il existe 3 méthodes très généralisées (en tenant compte d'un prix abordable) :
- optique par absorption (détection linéaire effectuée avec un faisceau laser traversant une salle),
- optique par diffusion ou réflexion (détection ponctuelle ou à échantillonnage),
- variation d'une chambre ionisée (détection ponctuelle).


Pour plus de détails, se reporter au chapitre suivant :"Les détecteurs d'incendie".

La détection des rayonnements issus des flammes
Les flammes sont constituées de particules et de gaz, lesquels portés à haute température (de 1600 à 2000°C selon le combustible) émettraient un rayonnement semblable à celui d'un corps noir (Loi de Planck, corps dont l'absorption de tout rayonnement serait total =1). Mais cette température est naturellement bien plus élevée que celle estimée dans la généralité des foyers (<1200°C).
En fait les corps chauffés dans les flammes sont des corps "gris" (absortion <1). Une analyse assez fine de la puissance rayonnée par les flammes montre deux spectres de bande : un bruit de fond pour le corps gris et un spectre de bande issu des impuretés contenues dans les flammes (H2O et CO2).
Dans la région du spectre visible et proche infra-rouge, l'émission des flammes est fluctuante (avec une modulation comprise entre 0 et 20Hz). Dans le domaine U.V., cela est beaucoup plus aléatoire (on constate une sorte de rafale de photon par photon).
Suite à ces observations, 2 méthodes de détection des flammes sont possibles :
- Capteur I.R (Infra Rouge large bande),
- Capteur U.V (Ultra Violet).


Pour plus de détails, se reporter au chapitre suivant :"Les détecteurs d'incendie".

La détection de la température issue des foyers.
Comme vu en introduction, un phénomène très caractéristique de certains foyers est l'élévation de la température. Cette dernière peut être très lente ou relativement rapide (>10°C/min).
Pour faire le distinguo entre une élévation de température normale (chaleur issue du rayonnement d'un radiateur, four ...) et celle produite par un incendie, on utilise deux solutions :
- la détection dite thermostatique (un seuil de température correspondant à une alarme),
- la détection thermovélocimétrique (analyse de la pente d'élévation de la température).


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Les détecteurs d´incendie, suite...