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Apparus dans les années 30, les détecteurs connurent rapidement un grand succés dans la lutte contre les incendies. Les premiers détecteurs étaient des appareils sensibles mais peu sûrs (alarmes intempestives, problèmes électriques ...).
Aujourd'hui, ce sont des appareils électroniques intelligents et très fiables. Ils sont tous soumis aux normes strictes d'homologation (EN 54-5,7 et 9), ainsi qu'aux normes de qualité de conception et d'industrialisation (ISO 9000).
Le détecteur optique de fumées.
Ce détecteur permet l'analyse de l'air ambiant selon le principe de l'effet Tyndall (diffusion de lumière).
Equipé d'une "chambre optique de fumée" intégrant un émettteur et récepteur infra-rouge, le détecteur commande l'émission du signal lumineux infra-rouge et mesure le signal résiguel perçu par le récepteur. En l'absence de fumée, le signal lumineux émis est réfléchi sur les paroies de la "chambre optique de fumée" dont une très faible quantité est recuillie par le récepteur. Lorsque l'atmosphère se charge en molécules d'eau ou d'impureté (ce qui est le cas dans les fumées), le signal infra rouge émis se diffuse sur ces molécules augmentant ainsi le signal perçu par le récepteur.
Un micro contrôleur ( intégrant un logiel embarqué) analyse les variations pré-amplifiées du récepteur et, si celles-ci dépassent un seuil fixé par le constructeur, transmettra une information d'alarme au tableau de signalisation incendie.
Le détecteur de chaleur de type thermostatique.
Ce détecteur est équipé d'une sonde variant en fonction de la température (thermistance à faible inertie protégée par du téflon).
Cet élément utilisé dans un pont diviseur de tension fournit pour une température ambiante stable un signal stable (pas de variation de la valeur résistive de la thermistance).
Lorsque la température ambiante varie, la valeur de la thermistance varie elle aussi proportionnellement.
Ce signal fluctuant est analisé par un micro contrôleur, lequel transmettra une information d'alarme au tableau de signalisation d'incendie si la température dépasse un seuil fixe correspondant à 60°C (classe A1S) ou 75°C (classe BS).
Le détecteur de chaleur de type thermovélocimétrique.
Le détecteur thermovélocimétrique analyse la vitesse à laquelle la température augmente en fonction du temps. Cela permet de s'affranchir de la valeur absolue de la température ambiante et de ne mesurer que ses variations. Par exemple, ne pas détecter les élévations normales de la température de l'ambiance due à l'effet du soleil, d'un chauffage normal des locaux etc, dont la valeur de la pente ne dépasse pas normalement 8°C/minute.
Mais si la pente est plus élevée, par exemple 10°C, alors l'alarme incendie sera transmise.
Pour réaliser cela, il suffit de garder le même montage que précédemment, et d'inclure dans le micro contrôleur le logiciel adéquate permettant un bon traitement du signal. Selon différentes pentes d'élévation de température pré-programmées et conformément à la norme, lorsque celles-ci sont dépassées une information d'alarme est transmise.
En France, tous les détecteurs de type thermovélocimétrique garde un seuil d'alarme fixe de température (aux alentours de 60°C), évitant ainsi qu'un incendie avec une évolution incorrecte de la chaleur (flux d'air chaud brassée avec de l'air frais) ne donne une alarme trop tardivement alors que la température de la pièce serait déjà insupportable.
Ces détecteurs de température sont trés largement utilisés dans les cas où l'air est excessivement pollué, interdisant toute utilisation de détecteur de fumées. Il reste que des précautions à l'installation doivent être respectées pour éviter les fausses alarmes.
A suivre...
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